Sur les traces de Merce Cunningham
Un documentaire de 52 minutes, écrit et réalisé par Jean-Michel Plouchard
coprduction : Injam production/Mezzo 2009
Première diffusion : Mezzo, 13 décembre 2009
Juste un avant goût :
"En 2009, le chorégraphe Merce Cunningham aura 90 ans. A cette occasion, de nombreux hommages lui seront rendus de par le monde et il présentera en Europe ses dernières créations."
C’est ainsi que débutait la présentation de mon film, il y a près d’un an. Mais la
mort a été plus rapide, elle a emporté Merce le 27 juillet 2009, quelques mois après son anniversaire !
En soixante ans de création, il a révolutionné la danse en la libérant des conventions
formelles du ballet. La plupart des danseurs et chorégraphes actuels, même ceux qui ne s’en réclament pas, sont les héritiers de son école. Incontestablement
il y a un avant et un après Merce Cunningham.
Un brut de pomme !
Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta raconte comment a été créée sa première grande pièce, Ulysse.
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Illusions perdues 1941 -1942
Fragments d’une vie en sursis
Camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande
Un documentaire de 52 minutes, écrit et réalisé par Jean-Michel Plouchard
Production : Injam Production
Entre mai 1941 et juillet 1942, plus de 3000 hommes sont internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande situés dans le Loiret. Juifs, pour la plupart d’origine polonaise, issus de milieux populaires de l’Est parisien et des banlieues proches, ils sont les premières victimes d’une «rafle» massive et «ciblée» en France, la rafle dite du "billet vert". Ils feront aussi parti des premiers convois de la «solution finale» en juin et juillet 1942.En mai 1941, les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande font figure d’exception : Ils sont les deux premiers camps ouverts et gérés par les autorités françaises en zone occupée afin "d'héberger" des Juifs. Le camp de Drancy ne sera ouvert qu'en août 1941.Figure d'exception aussi, à un autre titre, jusqu'à la fin de 1941 : bien que le sort qui attende ces hommes soit le même que dans les autres camps en zone dite "libre", les conditions de détention leur ont permis de recevoir des visites, d’échanger des colis, d’organiser des ateliers de dessin, de sculpture, d’artisanat, de créer une chorale, un laboratoire photographique, un journal clandestin... Des permissions de sortie sont autorisées. Une correspondance, le plus souvent clandestine aussi, réussi même à se développer. Un grand nombre d’objets sont crées - portes-plume, jouets d’enfants, bâteaux... - qui seront rassemblés lors d’expositions au sein des camps - auxquelles assistera notamment le Préfet du Loiret.Mais ces «hébergés» sont entassés à près 180 dans des baraques de 6 mètres sur 30, dormant sur des chalîts superposés avec de la paille pour tout sommier. Le froid, la boue, la faim et tout ce qui peut être fait pour y pallier sont leur lot quotidien. Et l’incertitude, surtout, concernant leur sort. Pourquoi sont-ils là, à quelle fin, jusqu’à quand... Doit-on rester ou s’évader ? Tels sont les sujets de leurs discussions et de leurs lettres.Début 1942, les conditions se durcissent, visites et sorties sont régulièrement suspendues. Les malades ne sont plus libérés. Si des évasion ont pu avoir lieu jusque là, elles deviennent pratiquement impossibles.. Et les interrogations se font plus pressantes. De plus en plus, on parle de déportation vers la Pologne - étrange destin pour ces Juifs, pour la plupart polonais !En juin 1942, ils sont presque tous déportés vers Auschwitz ! Les deux camps sont "vidés". Plus de 12000 Juifs vont être arrêtés lors de la rafle du Vel d'hiv, il faut faire de la place, et particulièrement pour les femmes et les enfants dont le statut de "déportables" n'est pas encore fixé. A Pithiviers et Beaune-la-Rolande, ils remplaceront les hommes du billet vert.Les objets, photos, dessins, lettres..., laissés par ces hommes témoignent par eux-mêmes de ces fragments d’une vie en sursis. En tissant leurs fils, mêlés à des témoignes de quelques rares rescapés et de leur famille, de paroles d'historiens, et des images d’archives, ce documentaire propose un autre regard sur les conditions de vie dans les camps d’internement en France.Un regard de l’intérieur sur la Shoah en France, grâce à la reconstitution de ces petits fragments d'existence.